Transfert dans le foot amateur

De nouvelles règles sont en cours l’élaboration. Elles vont modifier les conditions requises pour faire signer un nouveau joueur.

Dites « mutation » et non « mercato »

De nombreux joueurs changent de club deux fois par an. En France, les départs et les arrivées attirent moins l’attention. Pourtant, ils sont aussi encadrés que chez les pros. Dans le foot amateur, ce sont les Règlements Généraux de la Fédération française de Football qui encadrent les transferts. Notez que dans le foot amateur, le terme « mercato » n’est pas utilisé. L’on parle plutôt de « mutation ». Ce mot désigne le mouvement d’un joueur entre deux clubs en activité. Ces déplacements concernent toutes les catégories d’âge à partir des U11.

Les deux périodes de l’année

Les « mutations » normales ont lieu entre le 1er juin et le 15 juillet : les joueurs peuvent librement quitter leur club librement et signer où ils le souhaitent. Les « mutations » suivantes reçoivent le qualificatif « hors période ». Elles se déroulent du 16 juillet au 31 janvier : ces mouvements sont encadrés par les Règlements de la FFF. Ainsi, pendant une saison, un même joueur peut changer de club au maximum deux fois. La date effective du transfert étant celle où la licence a été enregistrée.

Dans certains cas particuliers les signatures ne sont pas considérées comme des mutations. Une de ces exceptions a lieu quand un joueur quitte un club dissous ou arrive dans une équipe qui vient d’être créée.

Comment changer de club ?

Pendant la période normale c’est-à-dire du 1er juin au 15 juillet, un voulant changer d’équipe n’a qu’à faire lui même les démarches dans le club qu’il souhaite rejoindre. Le club doit avertir la Ligue Régionale à laquelle il est rattaché. Le club quitté recevra l’information par la ligue. Le délai pour s y opposer sera de quatre jours. Hors période normale, la procédure devient complexe. Le joueur devant toujours échanger avec le club qu’il souhaite rejoindre. En revanche, il sera indispensable d’avoir un accord écrit de son club avant de le quitter.

Ces mutations impliquent des frais le plus souvent payés par le nouveau club. Il est rare qu’un club dise « non » à une mutation. Mais cette réponse négative est quasiment certaine si le départ du joueur met en danger l’existence de l’équipe. Par exemple, si dans une catégorie d’âge, le club n’a que 11 licenciés. Dans ce cas le départ d’un joueur empêchera le club qui est délesté de jouer. Le club quitté peut aussi refuser que le joueur partant s’engage dans le même district.

Dès que la mutation est obtenue, le joueur obtient une licence spéciale revêtue du cachet « Mutation ». C’est une licence temporaire valable pendant un an, à partir de son enregistrement par la ligue.

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